Presse féminine : des partenaires en or

Publié le 14 Mai 2008

Pour convaincre les françaises de dépenser en moyenne près de 165 euros de produits de beauté par an, Chanel, Dior, Clarins ou l’Oréal s’appuient beaucoup sur des titres comme Marie Claire, le Figaro Madame, Elle, … mais quel rôle joue exactement la presse féminine dans la promotion des produits cosmétiques ? Les investissements publicitaires des marques influencent-ils la ligne éditoriale de ces journaux ? Comment s’organisent les rapports entre publicité et rédactionnel ?

C’est une enquête que l’équipe du magazine « Faites passer l’info » - diffusé sur Canal + -  a mené dans les coulisses des pages « beauté » des magazines féminins. Et alors ! La profession RP ne dit mot. Les journalistes non plus. Consentent-ils pour autant ?
J’ose pour ma part m’exprimer, tout du moins, rompre le silence autour de cette présentation d’une des faces cachées de la relation marques/attachés de presse/journalistes.
Soit, il y a eu les grandes dérives des années 80-90, année fastes pour la publicité et les RP qui ont terni d'ailleurs le rôle de l'attachée de presse reléguée au rang des "bouboules paillettes". Et puis, côté RP, côté marques aussi, la profession s’est assagie. Il existe encore cette pression très forte des marques sur la publicité et donc aussi sur le rédactionnel (pages shoppings je précise) mais je crois qu’il existe aussi une collaboration intelligente des agences qui font le tampon entre les marques portées par le marketing à tout prix et les journalistes qui veulent de l'information avant tout. Et les attachées de presse "nouvelle génération" en ont parfaitement conscience. Il est certes plus simple de coordonner les RP d’un leader de la beauté que d’une petite marque qui ne bénéficie pas d’un plan média musclé dans le Top 5 de la presse féminine. Mais il n’est pas systématique de se laisser porter par les travers de la profession. Il n’y a pas de fatalité. Dans un sens il faut se battre pour instiguer un tant soit peu de déontologie entre la grande marque et les journalistes en visant "l’efficace" plutôt que le "fasteux". De l’autre, il faut user de stratagèmes innovants, surprenants, intéressants pour tenter d'attirer le regard des journalistes sur notre actualité. Il faut construire une relation, basée sur l'information juste et attractive. Parce que la presse féminine repose sur la séduction, il reste essentiel d'en jouer mais dans les limites de l'informatif. C'est à l'attachée de presse de faire du discours marketing un discours informatif, tout en conservant cette notion de "séduction" du journaliste si elle veut s'assurer la publication d'un article sur son produit.
Pour visionner les passages forts du reportage : cliquez ici

Rédigé par sandrine charpentier

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